| L'Oeil de la Certitude Say it loud! I’m Muslim and i’m proud |
Publié le jeudi 12 février 2004Jeudi 12 février 2004 Mémoire d'immigré Via [Libération] Arrivé du Maroc en 1969, Driss a vécu l'espoir du soulèvement des ouvriers immigrés de l'usine Talbot en 1982-1984. Puis son échec. Vingt ans après, il raconte ce combat perdu, le racisme qui perdure, sa désillusion.Mémoire d'un immigré révolté. Un jour d'octobre, l'année dernière, une manifestation ratée devant l'usine Il y a vingt ans, la même usine de Poissy, alors Talbot (1), était le Et puis la crise est arrivée. La France, qui se rêvait généreuse, n'a su que faire de ses travailleurs immigrés. Fin 1983, le gouvernement autorise 1 905 licenciements à Poissy. Une majorité d'immigrés. A ceux qui commençaient à s'inventer un avenir français, la gauche répond licenciement avec, au titre de l'aide au retour, quelques dizaines de milliers de francs. Certains ont protesté. Driss en était, encore. Le 5 janvier 1984, après trois jours d'affrontements une des dernières grandes bagarres dans une usine française ; 55 blessés le dernier jour , les grévistes de Poissy sortent de l'usine sous les huées de centaines de salariés : «Les Arabes au four, les Noirs à la Seine, nous voulons travailler.» C'est la dernière apparition des immigrés de la première génération sur la scène médiatique. Le 6 janvier 1984, Libération écrit : «Le fossé entre immigrés et Français n'a jamais été aussi grand.»... PUBLIÉ PAR Maître Wong | le 2004-02-12 12:05:48 Permalien | | Actu 3 Commentaires : Commentaire écrit le vendredi 13 février 2004 à 10:31:09 (lien) Maître Wong on peut même rajouter "et nos petits-enfants" Commentaire écrit le vendredi 13 février 2004 à 05:54:04 (lien) Fontbarlcity - http://www.fontbarlettes.com Perso, j'aurais mis en gras les dernières lignes: "Vous voyez, tous les jours je prends ce chemin pour prendre le RER. Il y a des jeunes maghrébins qui passent. Ils sont étudiants. Les policiers les connaissent, les policiers les arrêtent. C'est pour cela que ma vie en France m'a déçu. Nous et nos enfants restons immigrés partout. » Commentaire écrit le vendredi 13 février 2004 à 05:44:58 (lien) Fontbarlcity - http://www.fontbarlettes.com Perso, j'aurais mis en gras les dernières lignes: "Vous voyez, tous les jours je prends ce chemin pour prendre le RER. Il y a des jeunes maghrébins qui passent. Ils sont étudiants. Les policiers les connaissent, les policiers les arrêtent. C'est pour cela que ma vie en France m'a déçu. Nous et nos enfants restons immigrés partout. » Ajouter un commentaire |
|
||||
| Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com |
|||||